mercredi, septembre 29 2010

To Say Nothing of the Dog

Chien errant, Bangkok, Octobre 2009

Il m'aura bien fallu deux semaines pour venir à bout de Sans parler du chien, le roman de Connie Willis qui a décroché les prix Hugo et Locus en 1998. J'étais à priori tout acquis à la cause de ce livre - ne serait-ce que pour son titre - mais j'ai dû lutter pour dépasser les cinquante premières pages. Peut-être parce que je venais de dévorer deux bouquins de Robert C. Wilson en quelques nuits, et que le changement était un peu trop brutal.

Mais au final, je suis bien content de m'être accroché et d'avoir terminé Sans parler du chien. Il fait partie de ces livres qui laissent une trace, qui influent discrètement sur mes lectures suivantes, et nettement moins discrètement sur mes rêves. C'est un roman qui fait réfléchir, tout en étant finement drôle. J'en ferai très probablement une deuxième lecture un peu plus tard, histoire de faire revivre cet univers et de me prendre tous les détails qui m'ont échappés en pleine face.



Ceci étant dit, passons à un autre type de lecture et lançons Spotify:
PIL #62 To Say Nothing of the Dog

mercredi, septembre 22 2010

Staring at the Sea

Pointe de Penn Hir, Finistère Nord, août 2010

Le dos contre la falaise, je regarde l'océan se fracasser quelques mètres plus bas. Une mouette menace de me piquer mon déjeuner, le soleil est en train de me cramer le visage, pendant qu'un caillou un peu trop pointu laisse sa marque dans la poche arrière de mon pantalon. Une vague m'éclabousse et je passe ma langue sur mes lèvres pour en goûter le sel. J'aimerais bien être un de ces gros rochers, taillé à la serpe, stoïque face à l'acharnement de la mer.

Ici l'eau est verte, parfois. S'il fait trop beau elle vire au bleu, et dès l'automne elle s'habille de gris. Telle un réplique démesurée des yeux qui fixent l'horizon à côté de moi. La marée monte, et avec elle mon envie de me jeter tête la première dans un rouleau. Un nuage assombrit le ciel et je frissonne.

PIL #61 Staring at the sea

On entendait la mer, comme une avalanche sans fin, le tonnerre incessant d'un orage né d'on ne savait quel ciel. Elle ne s'arrêtait pas un instant. Ignorait la fatigue. Et la clémence.

Quand tu la regardes, tu ne t'en rends pas compte: le bruit qu'elle fait. Mais dans le noir... Toute cette infinitude alors n'est plus que fracas, muraille de sons, hurlement lancinant et aveugle. Tu ne l'étreins pas, la mer, quand elle brûle dans la nuit.

Alessandro Baricco - Océan Mer

mercredi, septembre 15 2010

Bubbles

Fleur de lotus dans un bassin, Bangkok, Thaïlande, octobre 2009

Aujourd'hui on commence la journée sur quelques notes tranquilles, parsemées de petites bulles de joie. Et on resterait bien sous la couette s'il ne fallait pas aller chercher ce train pour le bout du monde.

PIL #60 Bubbles

mercredi, septembre 8 2010

Rough patches

MISSING IMAGE

En définitive, la réadaptation au milieu parisien se passe plutôt bien. J'ai déjà croisé davantage de têtes connues dans la rue en trois mois qu'en quatre ans à Berlin, mais ça n'est pas une énorme surprise.

Ce qui en revanche est plus étonnant, c'est le nombre de gens qui proposent spontanément de l'aide dans la rue ou le métro. Depuis mon retour, on m'a aidé à porter mon four jusqu'à ma porte, on m'a spontanément donné un ticket de métro en voyant ma mine déconfite devant la machine en panne et le guichet vide, et on s'est arrêté pour me demander si tout allait bien quand je me suis pris les rollers dans un gros câble.

Histoire de ne pas perturber tout ce bon karma, je m'évertue donc à indiquer leur chemin à tous les gens perdus que je croise. Ce qui consiste essentiellement à accompagner les gens du métro à la Bellevilloise, jugez un peu la violence.

Bref, la capitale me semble bien plus humaine que quand je l'ai quittée. Ce qui n'est probablement qu'un effet secondaire de l'expatriation, j'en conviens. Et puis aussi, je suis un bisounours.

PIL #59 - Rough patches

Et pendant ce temps là, en Autriche, on fait des concours d'inhumanité avec le gouvernement français

mercredi, septembre 1 2010

Headbanger

Grues du port de Brest, août 2010

Après une bonne semaine de vacances à base d'embruns, de coups de soleil, de brume matinale persistante et de siestes, je pensais vous revenir en forme, la tête pleine de musique et l'envie de partager avec vous toutes mes découvertes. Le hic, c'est que je ne captais qu'RFM, voyez. Donc mes trouvailles datent d'avant ma naissance, et resteront tranquillement sur la bande FM. Et si un jour on invente la machine à remonter le temps, promis, je donnerai de ma personne pour aller éradiquer le mal à la racine.

Bref, jusqu'à hier soir, rien ne me motivait. Niet. Pas un seul morceau à partir duquel construire. Pour tout vous dire j'étais presque aussi déprimé qu'après une minute d'écoute de Nostalgie. Ou trente secondes de Chante France. J'ai bien essayé de la pop mignonnette, du rock sympathique, la programmation de Rock en Seine, mais rien, non rien de rien, ne m'a convaincu. J'étais tel un clown triste à écouter le tic tac du temps qui passe.

Et là boum. Alors que mon S-Bahn filait vers l'hotel, mon lecteur mp3 portatif noir préféré m'a sauvé. Il a su enchainer pas moins de six chansons qui m'ont rendu le sourire, et donné une patate énorme. Comme les coïncidences n'existent pas, je me suis dit que c'était mon destin et je suis descendu de ma rame avec cet embryon de playlist.

Alors évidemment ça ne va pas passer demain sur M-FM. Mais ca devrait vous donner une terrible envie de... Headbanger !

Si vous trouvez ça un peu court ou limite mainstream mou du genou, vous avez droit à une playlist bonus. Enfin si vous savez cliquer sur un lien quoi. C'est comme la piste cachée d'un CD, mais en plus long.