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« C'est quand même pas de ma faute si vous êtes nuls à Tetris... »

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Play it louder

De la musique, des sons et des harmonies au milieu de ma cacophonie.

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(50) Days of Summer

Digue du Mississipi, Louisiane, avril 2011

Allez on envoie la méthode Coué.

PIL #105 (50) Days of Summer

Home is a Distant Memory

Jetée, Bay St Louis, Mississippi, avril 2011

PIL#103 Home is a Distant Memory

From Dawn to Dusk

Coucher de soleil sur le lac Ouachita, Arkansas, avril 2011

Ici, il fait un temps à regarder le jour se lever à travers la brume en écoutant la mer. Au lieu de ça, je me couche en regardant passer les voitures.

PIL#102 From Dawn to Dusk

Taking the Bastille

Voiture de police reconvertie, Nashville, TN, avril 2011

101 en anglais, c'est le B-A-BA. Littéralement. Et malgré tout, il m'arrive encore régulièrement de me demander comment procéder pour mettre dix morceaux bout à bout et que ça ait un sens.

Souvent on est mardi soir, je suis vautré sur un lit plus ou moins confortable, un oreiller calé derrière la nuque et un écouteur délicatement incrusté dans chaque oreille. Avec une vague envie de pioncer. C'est généralement dans ces moments là que j'envisage de commencer avec un morceau de Britney Spears. C'est le déclencheur le plus efficace.

Parfois on est dimanche plutôt. Le café fume dans le mug devant le clavier et j'écoute attentivement les nouveautés de la semaine, à la recherche d'un truc sympa à partager. Ou alors on est vendredi, aussi bien, et je file vers Paris en laissant les morceaux faire d'improbables bonds sur mon lecteur mp3. Si quelque chose me saute à la figure, c'est un bon début.

Plus le temps passe, néanmoins, plus c'est compliqué pour moi de renouveler, de remettre en question. J'aurais bien besoin qu'on déboule dans mon inbox avec des "Tiens, écoute ça, discute pas". Ou des "Quoi tu connais pas ça ?! Mais t'es nûûûûl !...".

Donc, en gros, exprimez-vous. Même un tout petit peu. Sinon je vais finir comme un poisson rouge dans son aquarium.

PIL#101 Taking the Bastille

Sunday Morning in Bed

Mémorial aux Juifs assassinés d'Europe, Berlin, juin 2011

PIL#100 Sunday Morning in Bed

Luftballons

Cabine téléphonique remplie de ballons de baudruche, Paris, mai 2011

PIL#99 Luftballons

Voici une collection de lieux, d'histoires, de petits moments joyeux associés à de petites bulles de musique.

Au moment où je les ai découverts, tous ces titres étaient étouffés par le bruit des discussions et la rumeur de la ville. Sans Shazam et Soundhound, je n'en aurais probablement jamais retenu un seul.

Allez, en vrac et en rythme, à vous de jouer :

Carved in Stone

Rochers sur une plage du Finistère, août 2010

Il y a des semaines comme ça où je me perds dans un faux éclectisme tendance mainstream. Je parle à mes amis du dernier Avril Lavigne (aucun intérêt), j'écoute des mash-ups de Lady Gaga et Judas Priest, je plonge avec plus ou moins de succès mes oreilles dans un grand bain d'électro, et j'essaie vainement d'apprendre des paroles de chansons populaires par coeur. Effroyable.

Ces nombreuses tentatives pour me fondre dans le décor sont heureusement suivies d'un violent retour aux sources. Parce que la soupe ça va un moment, mais ça ne vaudra jamais un bon gros steak saignant.

PIL#98 Carved in Stone

Baselines

Vieille grue à engrenages, Thibaudaux, Louisiane, avril 2011

Dix morceaux relativement éclectiques sur une thématique relativement claire dès la première écoute. Certain(e)s pourront regretter la présence de morceaux de funk, mais c'était pour moi absolument hors sujet.

PIL #97 Baselines

Friends & Family

Friends and Family, juin 2011

PIL #96 Friends and Family

Leapfrogging

Grenouille (Origami), Paris, mai 2011

Il y a des périodes où tu fais du sur-place, t'as juste envie de te réfugier sous ta couette et regarder les nuages défiler.
Si rien ne bouge, le ciel devient rouge.

Il y a des moments où tout va trop vite, tu fais des bonds en avant sans même prendre le temps de regarder ce que tu laisses derrière.
Pas le temps de regarder, mais c'est moi qui les fais.

Et puis il y a des petits instants indéfinis, où tu profites juste de la vie.
Calmes et tranquilles, calmes et tranquilles.

Ce matin je continue de peser, poser pour mieux aller de l'avant.
Longue attente avant de s'élancer

PIL #95 Leapfrogging

White Noise

Vue du port, Lanildut, mai 2011

PIL #94 White Noise

Bar Trooper

Decatur St., New Orleans, LA, avril 2011

Ça fait un mois que je pense à vous servir l’album Wasting Light comme playlist.

Le problème, c'est que ce disque vous retourne la tête ; un beau matin vous vous levez et vous ne parlez plus que de ça. Vous avez envie d'écouter White Limo au petit déjeuner rien que pour hurler en choeur avec Dave, vous chantez Dear Rosemary sous la douche et vous entonnez A Matter of Time chaque fois que vous regardez votre montre. Vous emportez l'album partout avec vous histoire de pouvoir forcer encourager vos amis à l'écouter. Bref. Vous êtes devenu Foo.

Pour des raisons sanitaires évidentes j'ai donc opté pour une solution moins radicale.

PIL #93 Bar Trooper

Ceci dit, si vous pensez être immunisé contre le Foo, considérez donc Wasting Light comme un PIL#93bis, et écoutez-le au moins deux fois de suite.

Bien sûr que c'est un ordre.

Insomnies

Balcon, Nouvelle-Orléans, avril 2011

Il est quinze heures, tes paupières tombent. Tu mets ça sur le compte du train, le sale train du matin qui part toujours un peu plus tôt, toujours un peu trop loin. Tu détends le noeud de la cravate pour mieux ravaler ton sommeil, tes doigts glissent sur le clavier et la caféine réussi à te sortir de ta torpeur.

À dix-neuf heures, tes yeux brûlent. Tu jettes ta valise dans un coin de la pièce et tu tombes tout habillé sur un matelas défoncé. Le corps a lâché, ton esprit vagabonde. C'est pas franchement une heure pour dormir mais bon.

Tu te réveilles en sursaut, la chemise froissée et les cheveux en vrac. Tu cherches vainement à distinguer les piaillements des oiseaux dehors, mais même en louchant sur les aiguilles rien n'y fait - il est minuit. Tu plies avec soin tes vêtements après avoir constaté qu'il est trop tard pour dîner. Tu enfouis ta tête sous la couette.

Un temps infini passe, pendant lequel tu te retournes mille fois. Tu as chaud, faim, et les yeux grand ouverts. À minuit vingt, tu te résous à regarder un film, de préférence un Godard ou un Chabrol histoire de vraiment forcer la main à ton horloge interne. Trois heures plus tard tu embrayes sur un que sais-je, sans grand résultat.

Tu t'écroules enfin alors que la lune songe à foutre le camp. Un battement d'ailes plus tard, ton réveil sonne. Tu enclenches l'auto-pilote en espérant que le monde n'y verra que du feu.

Il est quinze heures, tes paupières tombent. Garde les yeux ouverts. Garde les yeux ouverts. Garde les yeux ouverts.

PIL #92 Insomnies

Southern Comfort

Jazz de rue, Nouvelle Orléans, avril 2011

Quand on est un peu inculte crasse, visiter le Rock & Soul Museum de Memphis permet de remettre pas mal de choses en perspective. Tu te rends compte qu'Al Green et Otis Redding tapaient le carton en grillant des cacahuètes, qu'Ann Peebles s'emmerdait réellement les jours où il pleuvait tellement qu'elle ne pouvait pas aller à sa soirée, et qu'après lui avoir filé de bon coeur son respect, Otis citait Aretha en concert. Un bien petit monde, décidément.

Au final, ce musée fait du bien. Et comme Elvis a le sien à lui, on ne te bassine pas trop avec sa vie son oeuvre. Ce qui, une fois que tu as bouffé du Nashville quelques heures, s'avère être une excellente chose. Après 4000km de la Louisiane au Tennessee, de l'Arkansas à l'Alabama, et jusqu'au fond du Mississippi, tu relis l'histoire en la croisant d'anecdotes et tu te dis qu'il reste un sacré chemin à faire.

Et tu remercies bien bas l'inventeur de l'autoradio en écrasant l'accélérateur.

PIL #91 Southern Comfort

All I'm saying is that...

Aube sur la N157, décembre 2003

PIL #90 All I'm Saying Is That...

Leave of absence

Drapeau Américain, New-York, août 2003

PIL #89 Leave of Absence

Beers & Chocolates

Atomium, Bruxelles, Avril 2011

PIL #88 Beers & Chocolates

There's a pattern there to follow

Cher hypothétique lecteur, de quelle couleur sont les petits pois ?

Après une soirée d'euphorie, j'aime bien lézarder au soleil. Ou rester sous la couette.

Après une journée sous la couette, j'éprouve le besoin de faire quelque chose, n'importe quoi. Sortir.

Après avoir passé une semaine à enchaîner les déjeuners, apéros et dîners entre amis, j'aime bien me retrouver seul.

Après quelques heures de solitude, je meurs d'envie de voir du monde.

Ou de regarder une série. Ou de passer une soirée d'euphorie.

Ne soyez donc pas trop surpris si vous ne voyez aucun lien entre deux chansons. Laissez-vous juste emporter par les mélodies, sans réfléchir.

PIL #87 Moodswings

Go with the flow

Étincelles dans le ciel de Paris, juillet 2010

Dix chansons débordant de mots, pour moi qui n'en trouve pas toujours.

PIL #86 Saul Music

The stars in our heads

Eclairage de concert, Klub, Paris, juillet 2010

1998, un peu au sud de Paris. Je suis en visite chez mon voisin préféré et j'entends un truc un peu étrange qui sort du lecteur CD. Ça ressemble à un morceau de 666,667 club qu'on aurait passé dans un filtre psychédélique, et c'est - de fait - le même musicien, Akosh. La pochette est jaune, un visage inquiétant fixe un point derrière mon oreille. J'ai un peu du mal à accrocher, mais ça n'entame pas trop l'enthousiasme de mon hôte.
« Tu verras après deux trois écoutes c'est génial » - il me glisse une copie de l'album, pour écouter au calme.

Au bout de la troisième écoute, j'accroche bien quelques morceaux. Malgré tout, j'ai vraiment du mal avec les passages de pur free jazz, ça me gâche un peu le plaisir. Je persiste, en bon sauvage. Quand Élettér sort un peu plus tard je ne sais toujours pas si j'aime ou si je déteste cette musique, mais la pochette me plait. Une seule écoute suffit à effacer mes derniers doutes, et le disque tourne quelques semaines sur ma platine.

2011, franchement plus au nord. La Blogothèque publie un concert à emporter de Colin Stetson. Je reste perplexe quelques minutes tellement l'ensemble me paraît improbable, mais je suis un peu scotché par la performance. Je me dis que ça fait bien longtemps que mon voisin préféré ne m'a pas collé un CD d'office dans les mains, et son aplomb me manque un peu.

PIL #85 The stars in our heads