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En définitive, la réadaptation au milieu parisien se passe plutôt bien. J'ai déjà croisé davantage de têtes connues dans la rue en trois mois qu'en quatre ans à Berlin, mais ça n'est pas une énorme surprise.

Ce qui en revanche est plus étonnant, c'est le nombre de gens qui proposent spontanément de l'aide dans la rue ou le métro. Depuis mon retour, on m'a aidé à porter mon four jusqu'à ma porte, on m'a spontanément donné un ticket de métro en voyant ma mine déconfite devant la machine en panne et le guichet vide, et on s'est arrêté pour me demander si tout allait bien quand je me suis pris les rollers dans un gros câble.

Histoire de ne pas perturber tout ce bon karma, je m'évertue donc à indiquer leur chemin à tous les gens perdus que je croise. Ce qui consiste essentiellement à accompagner les gens du métro à la Bellevilloise, jugez un peu la violence.

Bref, la capitale me semble bien plus humaine que quand je l'ai quittée. Ce qui n'est probablement qu'un effet secondaire de l'expatriation, j'en conviens. Et puis aussi, je suis un bisounours.

PIL #59 - Rough patches

Et pendant ce temps là, en Autriche, on fait des concours d'inhumanité avec le gouvernement français