lundi, janvier 31 2011

5x16 - Let's be 16 again

Horloge de Géo, Kremlin-Bicêtre, septembre 2002

Programme un peu spécial pour la 80ème semaine de Play It Louder.
5 jours, 5 playlists et 5 textes de 5 potes sur un thème unique :
qu'écoutiez-vous à 16 ans, en 16 chansons.

L'idée n'est pas de moi, elle est née chez Fleur il y a un an. Le temps de demander à tout le monde de préparer son petit mix, le temps surtout de remettre ça à demain comme il se doit, et nous y voilà.

Je commence donc cette série par Fla et sa playlist mi-figue mi-cochon, tendance un brin bourrin. Si on s'était rencontrés en 96 elle et moi, je serais probablement mort dans un pogo. Heureusement (ou pas), on n'a commencé à causer musique qu'en 2009, à un âge où on regarde les ados faire des mosh pit avec un mélange d'envie et d’appréhension.

Elle n'est peut-être plus exactement au milieu des foules furieuses pour mieux profiter du gros son, mais Fla n'a pas perdu la foi. Elle me colle d'ailleurs régulièrement de bons gros coups de New Rock dans le derrière en hurlant : QUOI ? Tu connais pas ce groupe ULTIME ? Mais t'as vécu où pendant tout ce temps, dans une fucking CAVERNE ?

Et tout aussi régulièrement, je lui confirme que presque. Parce qu'au fond, le rayon disque d'un Leclerc de province n'est pas un endroit approprié pour se faire une culture musicale.

Bref, prêts pour un double voyage dans le temps ? Zap!

C’est décidé, bientôt, je déménage.

Sisi.

J’y crois à mort.

Bien sur, le fait que mon appartement soit toujours en travaux depuis plus de 3 mois pourrait sembler un obstacle. Tout comme le fait qu’aucun des éléments indispensables du dit appartement ne soit terminé (genre euh, au hasard .. la salle de bain, la cuisine, mon bureau …) (jme plains pas, au moins les chiottes ont été posées, c’est déjà ça de gagné).

Mais je suis pas du genre à me laisser freiner par quelques détails mineurs. J’irai me doucher chez mes voisins, c’est probablement un bon moyen de faire connaissance.

Bref.

Bientôt, donc, je déménage.

Logiquement, du coup, je me suis mise à faire du tri dans tout mon bordel. Ben ouais parce que j’ai beau pouvoir plier les lois de la physique juste avec la force de mon esprit, faire rentrer mes 100m2 actuels (allez, un peu moins si on enlève la chambre de Kalou) dans mes futurs 44m2, c’est pas exactement gagné.

Alors je trie.

11 ans de vie, surtout quand, comme moi, on est incapable de jeter quoi que ce soit, ça fait un paquet de trucs à trier, croyez moi.

Et forcément je tombe sur des trésors absolument oubliés. Souvenirs en tout genres, monceaux de photos, vieux carnets noircis d’ébauches de romans qui n’auront jamais dépassé le stade du 2ème chapître… Et je parle même pas des fringues qui arborent encore leur étiquette… avec le prix en francs.

Parmi tous ces trésors, je suis tombée sur un carton de cassettes audios enregistrées. Dessus, tout un tas de compils que je m’étais mitonnées à cette époque où le lecteur mp3 tenait de la science fiction (et où le discman c’était bien mais vachement pas pratique pour se concocter les sacro-saintes mixed tapes).

Du coup, paf, me voilà replongée dans la musique de mon adolescence.

D’où le thème de la playlist du jour.

Allez hop, on remonte le temps, nous voilà en 1995, en direct de mon walkman. 16 chansons pour mes 16 ans. Je vous préviens y a quelques trucs pas hyper audibles:

PIL 5x16 #1 - Fleur : Let's be 16 again

mercredi, janvier 26 2011

It's got Electrolytes!

Chantier de l'O2 Arena, Berlin, décembre 2007

À Berlin, on trouve plein de gens qui viennent écouter de l'électro minimaliste. Au début, tu te demandes un peu de quoi il retourne, quand bien même t'es pas super fan d'électro. Ou de minimalisme. On t'explique que c'est la quintessence même de la party berlinoise, que les clubs de la ville sont à la pointe de la mouvance, et que les labels locaux s'exportent aux quatre coins du monde. Ça te fait une belle jambe.

Un jour, tu rentres dans un bar qu'on décrit comme typique. Bordélique, avec un mobilier systématiquement dépareillé, parfois un peu défoncé, et une absence notoire de lumière vive. À midi comme à minuit, tu ne vois pas beaucoup plus loin que le bout de ton verre. Une platine trône quelque part dans la pièce, encadrée par une paire d'enceintes hors de proportion. Régulièrement, quelqu'un vient mixer ; on ne sait pas trop si c'est un client régulier, une des barmaids qui veut se changer les esprits, ou Anja Schneider qui passait par là.

La musique est un peu forte, et t'as rarement entendu un son comme celui-là à la radio. C'est un peu lent, tu ne te vois vraiment pas danser là dessus et t'as un peu du mal à comprendre pourquoi on viendrait à Berlin pour écouter un truc pareil. À blanc, à la rigueur, ça te tape un peu sur les nerfs. Tu commandes un cocktail quand même, à ce prix là ils pourraient passer Tokio Hotel que ça ne changerait rien à ta détermination. Tu te vautres dans un canapé éventré en écoutant les glaçons rebondir sur les parois des shakers.

Malgré le volume sonore, on s'entend bien. Et cette lumière à peine suffisante rapproche un peu les gens. Lentement, tu t'imprègnes de l'ambiance des lieux. Les tramways passent régulièrement pas très loin et complètent le paysage auditif. Tu commandes un autre verre, un truc improbable comme une Berliner Weiße ou un Daiquiri fraise. L'alcool t'étourdit un peu, tu commences à discuter sans trop faire attention à ta grammaire, et à oublier les trucs hyper importants qui t'obsédaient il y a encore quelques minutes. Et c'est tant mieux au final, on s'en fout un peu que Vodka soit féminin, masculin ou neutre, l'important c'est qu'elle soit frappée.

La musique ricoche sur les murs au milieu des rires et des discussions. T'es pas mal au final, dans ce bar bizarre, et tu t'imagines déjà en faire une extension de ton salon. Et puis l'avantage c'est que tu ne seras jamais en rade de Kalhua. Le minimalisme a peu à peu pris tout son sens ; il s'est insinué tranquillement, bien présent mais pas envahissant.

Contre toute attente, il t'a même apaisé.

PIL #79 It's got Electrolytes!

mercredi, janvier 5 2011

Volutes

Volutes de fumée d'encens, Paris, janvier 2011

Melun, Valence, Bordeaux, Brest, Savigny sur Orge, Bois-d'Arcy, Berne, quelque chose comme Paris, et Brest encore. Un court voyage auditif dans le paysage francophone, neuf titres dont les notes s'envolent dans mon salon. Et en guise de conclusion, un dixième d'anglais joliment accompagné, depuis Bruxelles.

PIL #76 Volutes