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« C'est quand même pas de ma faute si vous êtes nuls à Tetris... »

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Beats me

Peinture murale, Belleville, Paris, juin 2010

Aujourd'hui on va s'écouter de bonnes grosses percussions pour survivre au long processus de digestion. J'ai testé pour vous, ça vaut presque le café.

Beat me up

Moving forward

Lune dans le ciel de Paris, 14 juillet 2010

- Pfff, je dois nettoyer mon PC, c'est relou
- Il est si sale que ça ? T'as caché un jambon sous les touches ?
- Non mais je démissionne, alors je ne dois pas laisser de traces
- Tu veux que je te prête mon lance-flammes de poche ?
- T'as pas une playlist sur le thème du départ pour me motiver, plutôt ?
- Non pas encore mais ça doit pouvoir se faire attends.

Encore une sacrée affaire que voilà : Farewell

- Bon ben j'ai fini, je rentre. Hop, deux mois de vacances !
- Sois maudit virgule ENFOIRÉ !

(mais profite bien quand même)

Genèse

Gargouille, Basilique du Sacré-Coeur, Montmartre, Paris, juillet 2010

Le 8 juillet 2009 à 21h26, je partageais avec vous ma première playlist. Ça n'était pas vraiment réfléchi, j'avais bien aimé le concept chez Utena et je voulais m'y essayer, pour voir.

Étonnamment, ça m'a tout de suite beaucoup amusé. Allez savoir pourquoi, je n'avais jamais pris le temps de faire une playlist avant ça, la lecture aléatoire sur ma collection étant généralement satisfaisante (les puristes qui n'écoutent que des albums entiers et dans l'ordre viennent de bondir sur leur siège ; j'avoue, je l'ai un peu fait exprès. Histoire de les taquiner). Bref, j'ai recommencé. Une semaine plus tard. Et la suivante.

Tous les mercredi, à 5h03 d'abord, puis très vite à 5h02 - probablement à cause d'une faute de frappe - je publiais une nouvelle liste, souvent courte pour rendre ça plus facile à écouter au boulot, entre deux réunions. Chaque fois je me disais que c'était la dernière, que je n'arriverais pas à trouver un thème pour la suivante. Et j'avoue que parfois, j'ai bien galéré (essentiellement parce qu'il n'y a pas de Tool sur Spotify, mais bon).

En un an, j'en ai raté deux, la première parce que je revenais de 3 semaines en Thaïlande, complètement décalé, la seconde parce que j'étais au fond de mon lit en train de délirer avec 42°C de fièvre. J'aimerais dire qu'on ne m'y reprendra plus, mais le nombre de mardi soirs passés à écrire mon texte en urgence pètent un peu les genoux à mes bonnes résolutions.

Bref. Nous sommes le 14 juillet 2010, dans un peu plus de quatre heures le ministère de la défense lancera sa grande parade sur les champs Elysées, et vous êtes en train de lire le texte du 52ème opus de la série "Play it Louder".

Comme pour la 42ème, je voulais faire quelque chose de spécial. Voici donc trente morceaux, qui représentent l'essentiel de ma préhistoire musicale. Je les ai entendus le weekend au petit déjeuner, dans la voiture sur le chemin des vacances, ou la semaine pendant que je faisais mes devoirs. Je les ai entendus craqueler quand le diamant passait sur le vinyle, pleurer quand la tête de lecture massacrait la cassette, et quasiment impeccables sur le lecteur de bandes réparé avec des pièces de légos. Je les ai entendus, plus qu'écoutés, avant même de comprendre un mot d'anglais - ou d'espagnol.

Je n'avais pas quinze ans que je les connaissais déjà par coeur, sans le savoir. J'en ai renié un paquet à l'adolescence, et certains ont toujours du mal à passer. Mais malgré tout à chaque lecture, j'ai un petit pincement au coeur et une foule d'images qui reviennent.

C'est en grande partie à cause de ça que je continue d'écouter de la musique, beaucoup de musique. Pour les petits bonheurs, les grandes joies et les beaux souvenirs. Et pour la mélancolie, aussi.

Meet the parents

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No future, they said.

Après la pluie, Chinatown, Bangkok, Thailande, octobre 2009

J'aime pas le punk. // Quand j'étais au lycée, j'écoutais Viva Bertaga en boucle.

J'aime pas trop le punk, en vrai. // J'ai quand même vu Ludwig von 88 en concert, une fois. C'était drôlement bien.

Non mais j'aime pas le punk. // Enfin un petit Smash de temps en temps, je ne dis pas non. Aller voir the Offspring en concert c'était pas obligé par contre, mais bon.

Cherchez pas, j'aime pas le punk. // En revanche je suis fan des Thugs. C'est peut-être parce qu'ils venaient d'Angers. Et j'aime bien les Burning Heads, mais c'est pas parce qu'ils viennent d'Orléans).

Non le punk c'est vraiment pas mon truc.

Mais plus jeune, j'aimais beaucoup Punky Brewster

Green spleen submarine

Palmier sous une verrière, Paris, juin 2010

Je laisse au lecteur le soin de deviner pourquoi la playlist de cette semaine s’appelle Redemption.

What goes around

Fresque murale, Belleville, Paris, Juin 2010

J’ai eu beau tenter de puiser toute l’énergie qu’il me restait la semaine dernière, je n’ai pas réussi à concocter de mélange satisfaisant à temps. Plutôt que de vous servir une playlist à moitié cuite, j’ai préféré me shooter aux antibiotiques et dormir vingt-trois heures par jour et reprendre des forces pour la suivante. Que voici.

Mais avant toute chose, je dois répondre à une gentille lectrice qui m’a demandé le thème de la liste d’aujourd’hui. Eh ben ma p’tite dame la bonne affaire que voilà… c’est un petit peu compliqué en fait. J’ai pas vraiment de mot-clé ou de ligne directrice cette semaine, juste des chansons qui m’ont touché. Après j’ai essayé d’en faire un bidule qui se tient, selon un raisonnement proche de ce qui suit.

Comme je suis encore un chouilla dans le coltard, on commence avec des guitares bruyantes pour chasser la léthargie. On rigole un coup avec les Mustasch - qui sont pourtant très sérieux. Et on reprend sur un rythme certes soutenu, mais moins saturé. Parce que ça va, on a compris merci, il faut se lever quoi.

A un moment on manque de virer un peu trop vers l’indie-rock et de se rendormir illico-presto ; c’est dangereux ces trucs là. C’est là qu’on enfourche le deux-roues avec BRMC et qu’on rêve de rejouer à Full Throttle - rien que pour éclater le nez du barman sur son comptoir une fois de plus. Ça y est je suis complètement cryptique je sens.

Là-dessus bim, Tom Waits se démonte la voix, on lève un peu les bras au ciel en montrant le blanc de l’œil et ça n’a rien à voir avec une angine ou une crise d’épilepsie, c’est juste qu’on aime un peu trop ça. C’est nouveau, il faut noter, parce que bon Tom Waits, il a fallu attendre de revoir Coffee and Cigarettes pour le découvrir, vraiment.

Pour finir en beauté, on monte à cheval en écoutant de la country - et pour pas mal de gens, ça fait un peu mal au cul mais c’est la classe alors on souffre en silence.

Coming Around

Roller coasters are fun

Montréal, avril 2006

J’aime bien les chansons un peu tristes. Les mélodies comme les paroles m’emportent, parfois un poil trop loin.

J’aime bien les chansons entrainantes. Le rythme, la légèreté des textes, me font me sentir bien.

J’aime bien les chansons un peu tristes. Mais pas trop longtemps.

J’aime bien les chansons entrainantes. Mais pas uniquement.

Mélancolie.

Folie.

High/Low

à qui veut l'entendre

Repose poignet kawai, Paris, juin 2010

And now for a little Jazz? Jack Rabbit!

Spontaneous Combustion

Têtes coupées, Plage de Koh Kho Khao, Thailande, octobre 2009

Aujourd’hui, introduisons un peu d’aléatoire dans ce monde de cohérence. Ready? Set? Shuffle! - Up to Eleven

We’re very lucky in the band in that we have two visionaries, David and Nigel, they’re like poets, like Shelley and Byron. They’re two distinct types of visionaries, it’s like fire and ice, basically. I feel my role in the band is to be somewhere in the middle of that, kind of like lukewarm water.

Reprise en main

Horloge de l'école élémentaire, Paris XXe, mai 2010

T’as raté le whisky. Tu t’es gentiment perdu, entre le saucisson au bleu et le vert de ses yeux, et t’en as un peu oublié ton texte // T’as visité la suède, entre Paris et Roissy, et rencontré Billy // T’as un peu trop baillé, entre un murmure et une bière, avant d’échanger ton sommeil contre une jolie insomnie // T’as bu du vin de Santorin sur un ris de veau mais c’était bien, arrête ton baratin // T’as vu Robin des bois chevaucher, l’air guerrier, et ça t’a fait marrer. T’as encore raté les NNB // T’as passé la nuit au musée, visité 18 prisons et fini dans un frisson // T’as chanté à tue-tête à t’en péter les côtes et à t’en vider les piles. Tes nouveaux voisins te maudissent déjà // T’as encore raté le whisky, t’es reparti en Teutonie.

Il s’en passe des choses, en huit jours à Paris. Allez je vous la refait en musique : Mix & Match

Positive tension

Lignes à haute tension, Berlin, octobre 2009

Entre deux séries idiotes à base de médecins trentenaires qui se prennent pour des collégiens jusque dans le bloc opératoire et de lycéens à peine pubères qui ne se prennent pas pour des merdes, il m’arrive de tomber sur des choses un peu plus, hum, un peu mieux (à défaut d’être véritablement intelligentes). On m’a récemment parlé de Skins, une série anglaise un peu tendance au siècle télévisuel dernier (en 2007 quoi). Comme j’avais de long trajets en train et quelques nuits d’hôtel à tuer, j’ai englouti les deux premières saisons en une semaine. Verdict ? C’est différent.

D’une, comme c’est une série sur des ados et que, contrairement à ce qu’essaie de nous faire croire Romain Duris depuis des années, on ne reste pas très très jeune très très longtemps, les acteurs ne restent qu’une ou deux saisons. Après pfuit, dégagez y’a rien à voir. Évidemment, ça perturbe un peu les fans, mais ça donne vraiment du crédit à la série, et une grande fraîcheur à l’ensemble.

De deux, on nous présente des ados anglais nature. Trash, torturés, fumeurs souvent, drogués parfois, buveurs beaucoup, et sexuellement actifs du haut de leurs 16 ans. Ils vivent en banlieue de Bristol, très loin des cocons douillets ou édulcorés de Brooklyn ou de l’Upper East Side. Bien entendu ils se retrouvent un peu partout, chez les uns, dans des bars, dans les bras de leur prof de philo et dans la culotte de leurs camarades. On est bien loin du poncif mou du genou couleur cafétéria. Ils n’ont pas une thune, il leur arrive plein de trucs normaux, pas toujours très drôles, et malgré la complexité de leurs vies sentimentales, ils sont bien plus matures que Meredith et Derek (sans vouloir pointer du doigt).

De trois, cette série a une bande son absolument énorme. Tellement énorme que j’en ai dérivé un bout de playlist, que j’ai ensuite complétée à ma sauce. On verra si ça prend.

Positive tension :

From Warsaw to Kiev

Sarajevo, Bosnie, août 2003

Pour vous remettre un peu de l’indigestion musicale de la semaine dernière, aujourd’hui je vous propose de remuer vos jolis derrières sur des rythmes un peu inhabituels ici.

(Et si vous aimez ce genre de musique et que vous passez à Berlin, je vous recommande deux endroits : le restaurant Bulgare de Maria, à Boxhagener Straße, où viennent régulièrement des orchestres un peu fous, et le Kaffe Burger sur la Torstraße pour ses soirées Russendisco déjantées.)

Et donc, comme ne le diraient pas les Pet Shop Boys, Go East!

Une simple question de timing

42e avenue, New York, août 2003

Il est minuit, ma carte indique 1050km.
Si je coupe la route en 25 petits bouts, ca devrait aller.

Il est trois heures, hanover.
Si je coupe le moteur tout de suite, c’est bien.

Il est six heures, bonne humeur.
Le soleil brille presque et il me reste 20 petits bouts à parcourir.

Il est neuf heures, croissant au beurre.
Et un café pour faire passer. Rester éveillé.

Il est midi quarante, je m’impatiente.

Il est quinze heures, je coupe le moteur.
Y’a un motard sur le trottoir qui me sourit.

Mine de rien, quinze heures dans un camion c’est long ; heureusement j’avais préparé un peu de musique pour le voyage.

Voici donc ma quarante-deuxième playlist, composée de quarante-deux morceaux des quarante-deux artistes qui trônent au sommet de mes statistiques last.fm depuis mars 2005. #42

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Bending the curve

Lézard sur faïence, Guadeloupe, mai 2005

J’avais tout. L’idée, le texte, la playlist, la justification, l’envie. Mais je m’étais planté d’une semaine. Alors voilà, c’est pas pour teaser mais la prochaine playlist, celle du 28 avril 2010, it’s kind of a big deal.

Pour sauver les meubles, j’aurais pu vous parler du 21 avril 2002. Et vous enchainer avec des extraits de Viva Bertaga pour faire bonne figure ; 21 ans plus tard, la jeunesse emmerde le Front National, toujours. C’est juste plus tout à fait la même. Mais trouver les bérus sur Spotify, c’est un peu comme de vouloir les voir en concert à la Maroquinerie demain, c’est juste pas possible. Et puis la préhistoire musicale c’est prévu mais c’est pour plus tard (non, pas la semaine prochaine).

Heureusement je suis prévoyant (parfois) ; donc hop, triple salto double axel (mais sans les guns), et je retombe sur mes pattes à peu près : Bending the curve

French touch

Coucher de soleil dans la forêt, Ouzouer des champs, Loiret, décembre 2009

Oui bon, comme les grands malades qui se sont levés à 5h02 pour écouter la playlist m’ont un peu volé dans les plumes, je me vois dans l’obligation de me coucher à plat ventre et de me rendormir. Cette fois j’ai mis des bouchons d’oreille, pas la peine de crier.

(et comme je suis sympa, vous en voilà une petite pour patienter jusqu’à la semaine prochaine : French Touch)

Ladies

Chaussures plates, Phare de Trouville, août 2009

J’ai des tonnes de trucs à vous raconter. Des histoires de parquet, des anecdotes folles, des fous rires liés au placement d’un lit dans une pièce de 12m², des trucs sérieux un peu, quelques réflexions sur le vélo, les supermarchés, un ou deux compte-rendus de concert.

Mais vu mon déficit de sommeil, je vais commencer par rentrer à Berlin, pioncer quelques semaines, écrire des lettres officielles dans la belle langue de Goethe et prendre le temps de poser les choses.

Sur ce, gentlemen, Ladies

Where are my keys, I lost my phone

Sommets enneigés, Valmeiniers, France, mars 2010

Perdre son téléphone quand on est en pleine recherche d’appartement, c’est une très, très mauvaise idée.

Where are my keys, I lost my phone

A taste for bitters

Taverne Karlsbrau, place de la République, Paris, mars 2010

Hier j’ai bu une gorgée de Guinness et ca m’a donné une idée de playlist. Ou alors c’étaient les 5 pintes de Kilkenny d’avant. Ou peut-être la Heineken d’après. Bref, je me suis réveillé quatre heures plus tard, et j’avais complètement oublié, alors je n’en ai encore fait qu’à ma tête.

A taste for bitters

Naomh Pádraig

Bar rock improbable, Bangkok, Thailande, octobre 2009

Alors voyons, jetons un rapide coup d’oeil au calendrier… Bon, ben le régime c’est pas pour ce soir encore, hein… Non parce que comme on dit en irlandais, ce soir c’est Guiness, Kilkenny et Tullamore Dew, en shot, en pinte et en musique.

Lá Fhéile Naomh Pádraig Shona Duit!

On Second Thought

Lucarne au dernier étage d'un immeuble, Francfort, Allemagne, août 2009

Cette semaine, pas de jeux de mots, pas de charade, pas de prise de tête. Juste de la musique : On Second Thought.

I wanna forget how convention fits
But can I get out from under it?
Can I gut it out of me?
It can’t all be wedding cake
It can’t all be boiled away
I try but I can’t let go of it
Can’t let go of it