Des mots dispersés

Des paroles pour couvrir le silence.

mardi, février 14 2017

OK Conductor

L’exercice du mashup, qui consiste à mélanger deux musiques pour en faire une improbable troisième, m’a toujours laissé perplexe. Prenez par exemple NirGaga, utilisant les voix de Smells Like Teen Spirit sur la musique de Poker Face : est-ce génial ou terrifiant ? Un peu des deux ? Mon coeur balance. Et dans cet exemple précis, c’est difficile à assumer pour les fans de Nirvana comme pour les fans de Lady Gaga (partons du principe - totalement mensonger - que l’intersection des deux ensembles de fans est vide, histoire de ne pas perdre la face).

Jusqu’ici cependant, je n’avais été confronté qu’à des mixes de ce qu’on pourrait appeler abusivement des morceaux mainstream. Et tout à coup bam! Steve Hackman est venu chambouler l’ordre établi. Voici que Brahms rencontre Radiohead, le tout joué en live par un orchestre symphonique. Résultats je ne sais toujours pas quoi penser des mashups, mais j’ai écouté ça plusieurs fois en intégralité et vous devriez en faire autant.

jeudi, janvier 12 2017

Comme une envie d'omelette aux fines herbes

Je ne sais plus comment je suis tombé sur cet article du New York Times - There’s the Wrong Way and Jacques Pépin’s Way, mais il m’a curieusement marqué. Et donné envie de manger cette omelette de Jacques Pépin - celle qui est en photo dans une assiette bleue et qu’il cuisine dans la vidéo en bas de l’article.

Ayant suivi avec un peu trop d’assiduité les diverses émissions de cuisine diffusées à la télévision, je ne m’étonne plus trop d’avoir faim en regardant un chef travailler. En revanche, je suis toujours émerveillé par cette capacité que certains ont à maîtriser tellement les basiques qu’ils en deviennent alléchants. J’ai mangé des dizaines d’omelettes, mais jamais ça ne m’a réellement fait envie. J’en ai cramé des dizaines aussi, et bien évidemment ça fait encore moins envie. Mais visiblement, je passe à côté de quelque chose de potentiellement délicieux et je vais peut-être devoir reconsidérer ce plat. Comme tant d’autres.

Bien, je vous laisse, je retourne affuter mes couteaux…

jeudi, août 4 2016

Apocalypses

Il y a eu, d’abord ce monde étrange dans lequel l’humanité était confinée à des camps éclairés en permanence, entourés de murs. Une inversion du monde où nous étions ceux qui tentaient de survivre à un prédateur mal défini. Une espèce de surhumains curieusement photosensibles, que nous avions créée malgré nous avant de manquer disparaître. C’était opprimant, parfois, mais touchant, haletant, et ça me changeait des essais et des classiques. Ça s’appelait la trilogie du Passage, et j’attends encore le troisième pour terminer mon périple.

Et puis il y a eu ce huis clos de 144 étages, sous terre. Encore une tentative de survie, mais pas d’autre prédateur que nous-mêmes. Une histoire d’abord dense, construite, qui s’étiole et se délite un peu avec chaque nouveau volume, mais qu’on lit le jour, la nuit, dans le métro, dans la salle de bain, jusqu’à ce qu’on ait le fin mot de l’histoire. Encore une trilogie, celle de Silo.

Dans les deux cas, le style n’a rien d’exceptionnel. Mais c’est probablement pour ça qu’on a du mal à faire une pause. Les personnages sont parfois un peu trop : trop faibles, trop sûrs, trop chanceux, mais on s’y attache immédiatement. Certains stéréotypes perdurent, et rendront sûrement la lecture un peu pénible à nos petits-enfants, mais on trouve au moins deux héroïnes omniprésentes : la première est une guerrière casse-cou, l’autre une mécanicienne de génie. Elles ont une histoire, un futur, s’attachent à des hommes sans qu’ils ne leur volent leur vie ; ce sont de véritables personnes, et ça fait un bien fou.

Comme souvent avec les livres qui me marquent, ces histoires de presque fin du monde continuent bien au delà de la fin du livre. Ça trotte, ça tricote, ça gamberge et ces beaux arcs narratifs se transforment en rêves et rêveries.

Et au final, des rêves et de l’espoir, c’est pas mal comme programme en ce moment non ?

vendredi, décembre 18 2015

Heim

Toujours plus au sud,
tu suis la ligne bleue,
Jusqu’à ce qu’elle disparaisse.

Un peu plus près du ciel,
Et te voilà
Chez toi.

mercredi, décembre 9 2015

S'écouter

À quinze ans, à vingt peut-être, il m’est arrivé d’écouter un album jusqu’à ce que je l’aime. Ça n’a pas toujours été facile, mais c’est à ce prix qu’on se construit.

Aujourd’hui, il m’arrive plus souvent d’aimer un album jusqu’à ce que je l’écoute.

lundi, décembre 7 2015

Lignes

“Pont au change”. C’est quand même un drôle de nom, un truc à hurler des paroles des Deftones. Sauf qu’en y arrivant, t’as tellement été compressé que tu n’as plus d’air dans les poumons. Alors tu fais tes réserves en attendant l’Opéra.

vendredi, décembre 4 2015

Noir sur noir

Comment tu fais pour ne pas t’énerver quand on cherche à te vendre du dentifrice pour homme ? Un truc pareil, tu ne peux pas t’en laver les mains.

mercredi, décembre 2 2015

Carnet parisien

Ça serait marrant de faire une grille de bingo pour vieux con. On pourrait commencer avec la question éternelle des carnetiers dépassés (par leur journée, leur métier, leur été) : bon alors, ce blog, quand est-ce que tu y postes un truc ?

Et les excuses d’en face, qui ne rateront jamais : j’ai pas le temps. Il faut que je refasse ma css. J’ai une vie. J’ai rien à dire. Et toi d’abord ?

C’est bête, au fond. Parce que la vraie réponse, celle que personne ne veut entendre, c’est celle-ci : mon quoi ?

dimanche, novembre 29 2015

à plat

J’ai réussi je me souviens, à avoir de la répartie. C’était un vendredi, sûrement. Mais les dernières fois c’est toi qui était drôle, et j’écoutais tes blagues en me disant que, dix ans plus tôt, j’y aurais pensé avant.

jeudi, novembre 26 2015

Entre

we’ll find the perfect place to go where we can run and hide

Entre deux gares, entre deux eaux, entre deux clients, entre deux discussions, entre donc, j’étais en train.

À un moment il faudra se poser, histoire de réfléchir, prendre du recul sur les évènements, prendre connaissance de l’environnement, prendre ta main et puis, à la fin, ne penser à rien d’autre qu’à nous.

mardi, novembre 17 2015

Tenter d'écrire

C’est un peu le contraire d’une page blanche : un pavé indigeste qui refuse de sortir et qui bouche l’horizon. Des sujets qui se bousculent, qui s’accumulent, des petites phrases qui n’en finissent pas de tourner en rond.

Et puis un matin, les pouces encore endormis, tu commences à taper et le pavé se dissout en une multitude de petits tas glissant entre les doigts.

jeudi, décembre 30 2010

The line begins to blur

Campagne allemande vue de l'ICE, novembre 2010

There are things that I said I would never do
There are fears that I cannot believe have come true
For my soul is too sick and too little and too late
And my self I have grown to weary to hate

The more I stay in here
The more it's not so clear
The more I stay in here
The more I disappear
As far as I have gone
I knew what side I'm on
But now I'm not so sure
The line begins to blur

Is there somebody on top of me?
I don't know I don't know
Isn't anybody stopping me?
I don't know I don't know
Well I'm trying to hold my breath
I don't know I don't know
Just how far down can I go?
I don't know I don't know I don't know

As I lie here and stare
The fabric starts to tear
It's far beyond repair
And I don't really care
As far as I have gone
I knew what side I'm on
But now I'm not so sure
The line begins to blur

dimanche, novembre 15 2009

30 ans

Teufelsberg, Berlin, juillet 2009

Trente ans et tu regardes le papier peint vieillir
Trente ans et tu veux toujours t’éblouir
Dans des nuits si longues que les jours devaient rétrécir
Trente ans et oui tu ne les as pas vu venir
Trente ans c’est peut-être le moment de s’enfuir

T’étais partant disais-tu dans un sourire
Pour tes trente ans de brûler tes souvenirs
Trente ans ne laisse plus le canapé t’engloutir
Trente ans n’attends plus que l’on vienne t’attendrir
Redeviens touchant comme quand tu voulais tout détruire

C’est entêtant ce temps qui passe sans prévenir
Tant de mésententes et tant de causes perdues
Tant de mésaventures dans de petites préfectures
Tant pis pour les victoires et tant mieux pour les défaites
De toute façon on a toujours l’air aussi bête

vendredi, août 21 2009

Wild young hearts

Coucher de soleil, Berlin, juillet 2009

And while the city sleeps
I won’t weep because I didn’t keep
My boyfriend and the summer’s end is here again
And the leaves are golden
Under the grand silver birch tree

While we’re thinking bout the people we meet
Dancing feet, wasters on the cover of a magazine
People you’ve kissed, people you lust
And the one’s that you might not
Ever remember what’s the use

I’m not what I was last summer
Not who I was in the spring
Tell me, tell me, tell me when will we learn
We love it and we leave it and we watch it burn
Damn these wild young hearts
Damn these wild young hearts

Now that the city’s awake, my heart aches
Oh what a silly mistake it seems I’ve made
You left your keys under my bed
Left a thumpin’ in my head
I would say sorry, what’s the use

Cause, I’m not what I was last September
And I don’t wear the same robes in May
We know we shouldn’t do it, but we do it anyway
We know we might regret it but it seemed ok
Damn this wild young heart
Damn this wild young heart
Damn this wild young heart

If now is forever then what’s to prove
Cause it won’t be the same next summer
And I guess I’ll see you in the spring
Somebody tell me, tell me, tell me, when will I learn
I love it and I leave it and I watch it burn
Damn this wild young heart
I told you damn this wild young heart
Damn this wild young
Tell me, tell me, tell me when will I learn
Damn this wild young heart

vendredi, août 14 2009

Put your records on

Cerf-volant, Trouville, août 2009

Three little birds, sat on my window.
And they told me I don’t need to worry.
Summer came like cinnamon
So sweet,
Little girls double-dutch on the concrete.

Maybe sometimes, we’ve got it wrong, but it’s alright
The more things seem to change, the more they stay the same
Oh, don’t you hesitate.

Girl, put your records on, tell me your favourite song
You go ahead, let your hair down
Sapphire and faded jeans, I hope you get your dreams,
Just go ahead, let your hair down.

You’re gonna find yourself somewhere, somehow.

Blue as the sky, sunburnt and lonely,
Sipping tea in the bar by the roadside,
(just relax, just relax)
Don’t you let those other boys fool you,
Got to love that afro hair do.

Maybe sometimes, we feel afraid, but it’s alright
The more you stay the same, the more they seem to change.
Don’t you think it’s strange?

Girl, put your records on, tell me your favourite song
You go ahead, let your hair down
Sapphire and faded jeans, I hope you get your dreams,
Just go ahead, let your hair down.

You’re gonna find yourself somewhere, somehow.

It was more than I could take, pity for pity’s sake
Some nights kept me awake, I thought that I was stronger
When you gonna realise, that you don’t even have to try any longer?
Do what you want to.

Girl, put your records on, tell me your favourite song
You go ahead, let your hair down
Sapphire and faded jeans, I hope you get your dreams,
Just go ahead, let your hair down.

Girl, put your records on, tell me your favourite song
You go ahead, let your hair down
Sapphire and faded jeans, I hope you get your dreams,
Just go ahead, let your hair down.

Oh, you’re gonna find yourself somewhere, somehow

vendredi, août 7 2009

Coin-operated boy

Auto-portrait coupé, Berlin, juil. 2009

Coin-operated boy
Sitting on the shelf
He is just a toy
But I turn him on
And he comes to life
Automatic joy
That is why I want
A coin-operated boy
Made of plastic and elastic
He is rugged and long-lasting
Who could ever ever ask for more
Love without complications galore
Many shapes and weights to choose from
I will never leave my bedroom
I will never cry at night again
Wrap my arms around him and pretend

Coin-operated boy
All the other real
Ones that I destroyed
Cannot hold a candle to my new boy and I’ll
Never let him go
And I’ll never be alone
And I’ll never let him go
And I’ll never be alone (go)
And I’ll never be alone (go)
And I’ll never be alone (go)
And I’ll never be alone (go)
And I’ll never be alone
Not with my coin-operated boy

This bridge was written to make you feel smittener
With my sad picture
Of girl getting bitter-er
Can you extract me
From my plastic fantasy
I didn’t think so
But i’m still convincible
Will you persist even after I bet you
A billion dollars that I’ll never love you?
And will you persist even after I kiss you
Goodbye for the last time
Will you keep on trying?
To prove it
I’m dying
To lose it
I’m losing
My confidence

I want it
I want it
I want it
I want it

I want you
I want you
I want you
I want you
I want you
I want you
I want you
I want you

I want a…
I want a…
I want a…
I want a…

…coin operated boy

And if I had a star to wish on
For my life I can’t imagine
Any flesh and blood could be his match
I can even take him in the bath

Coin operated boy
He may not be real
Experienced with girls
But I know he feels
Like a boy should feel
Isn’t that the point?
That is why I want a coin-operated boy
With a pretty coin-operated voice
Saying that he loves me
That he’s thinking of me
Straight and to the point
That is why I want a
Coin-operated boy.